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Ici et là II

March 3, 2018

 

Le nouveau Western

Habillé n’importe comment pour aller acheter n’importe quoi à manger. La vie d’étudiant en somme. Une vie qui file, monotone, à son habitude – les trottoirs sont grands, les magasins tous ouverts, les obèses se baladent sur leurs mobylettes. J’hésite entre aller acheter un burger au Five guys où faire quelques courses au Target du coin. Je m’arrête, indécis-e. Puis la vie devient un movie. Des sirènes retentissent, une voiture de flics s’arrête au milieu de la rue, deux costauds en sortent, des armes à la main, ils se mettent à poursuivre un homme de couleur, qui tente de fuir, un des cops s’abat sur lui, le plaque au sol, un genoux dans le creux de son dos, ses mains sont menottées à l’arrière, son visage s’étale sur le bitume, on lui dit : Sir, you are under arrest, puis il disparaît dans la voiture, avec les flics, à l’horizon, plus rien, à l’horizon, juste des trottoirs trop grands, des magasins ouverts et des obèses sur leurs mobylettes. Ma décision est prise, ce seront des courses à Target.

 

Le consommateur-roi

Le Target du coin est immense et on y trouve de tout. Je déambule entre les rayons. Des étalages entiers de céréales, de chocolats, de bonbons. Je ne résiste pas au cookies moelleux, ni aux m&m’s au beurre de cacahuète. Au rayon frais, j’admire les blancs de poulets de la taille d’un poumon humain, le lot de huit burgers à un dollar et les pommes qui restent fraiches et belles un mois après l’achat (it’s a miracle !, avons-nous criés avec mes colocs le test fait). Enfin, je fais un détour par le rayon habits où j’essaie toujours quelque chose (en S ou XS !) sans forcément l’acheter, histoire de me sentir bien.

Mon panier rempli de choses plus ou moins bonnes, je me mets à faire la queue. Sourire à la femme de devant et à l’homme de derrière. Nous attendons bien sagement notre tour. Les articles défilent, nous hypnotisent, sur le tapis gris. Malgré la torpeur, je lâche un léger cri quand sur le tapis je vois apparaître des litres et des litres de blancs d’œufs en briques. So practical for baking!

 

Être de bonne humeur, c’est fatiguant

- Oh, it’s amazing !

- Really ?

- Oh, wow ! Yes, absolutely amazing !

- Thanks.

- Sooooooo amazing, oh my gosh !

- …

- AmazzZZZzzing !!!!

 

C’est arrivé près de chez moi

Les gens jettent n’importe quoi, n’importe où de nos jours ! On a beau les bassiner avec l’importance du tri bien fait, on se retrouve encore avec des restes de canettes, de MacDo ou des bribes de sacs plastiques ici et là.

À Washington DC, mes colocataires et moi n’avions pas moins de cinq poubelles, malgré le chaos ambiant qui régnait dans notre appartement. A vrai dire, nos poubelles étaient mieux rangées que nos espaces de vie communs. Nous y mettions un point d’orgue – aussi bien à faire nos Européens au niveau du recyclage que de jouer au parfait colocataire Européen crado.

Mais voici qu’un jour on nous annonce que la police a retrouvé le cadavre d’une jeune fille dans la benne du quartier. Une histoire de gangs. Elle fréquentait le mauvais garçon au mauvais moment. Y’a pas à dire, les gens jettent vraiment n’importe quoi, n’importe où de nos jours !

 

Le tour du monde en trois rues

Il y a des endroits qui vous font voyager, et des endroits où vous voyagez malgré vous. Dans ma rue, point de voyage – nous sommes tous uniformément pâles, à habiter des maisons étroites et à plusieurs étages, et à aligner quatre ou cinq poubelles dans les petites cours devant chez nous.

Mais le voyage se fait dans la rue d’à côté, si l’on ose s’y aventurer. Un monde presque parallèle : des maisons étroites et à plusieurs étages – oui –, mais des voisins exclusivement afro-américains. Subsiste malgré tout une langue qui nous unit, l’anglais.

Rien de tel deux rues plus loin, où l’on aperçoit carrément une autre galaxie. Plus de maisons étroites, alignées et à plusieurs étages, plus de voisins blancs ou noirs, plus d’anglais non plus. Mais des couleurs vives, des odeurs d’épices et puis des pancartes qui disent : « aquí, hablamos en español ».

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