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Ici et là

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En attendant le métro

Deux, trois minutes tout au plus. Ici, c’est du rapide. Des métros, il en passe tout le temps. En attendant, on s’aligne comme des bibendums, les uns derrière les autres, les uns à côté des autres, les uns qui passent tout d’un coup devant les autres, le tout dans une ambiance plutôt bon enfant. Nous animons strate par strate nos couches superposées : soubresaut du bonnet, pivotement du gant, tressaillement de la veste rembourrée.

Puis, le métro arrive et la bataille commence. Devant la porte béante, nous rebondissons les uns contre les autres comme des boules de pétanque. Les seules à y pénétrer à coup sûr – et avant tous les autres - sont les babouchkas toutes rondes, qui de leur coudes et de leurs pieds nous dispersent tous comme des quilles. Elles qui - l’instant d’avant - nous charmaient avec leur sourires.

 

On ne plaisante pas avec le pain

Une boulangerie, vide, deux employées inoccupées. On rentre. Здра́вствуйте (bon jour) - pas de réponse. Silence. Puis, long râle expiré. Хлеб пожалуйста (Nous aimerions du pain). Les deux employées se regardent. On sent qu’aucune des deux ne veut perdre la baston de regards qui les ferait travailler. Inaction la plus totale. On s’impatiente. On attend un peu plus. Puis on lance un nombre assez conséquent d’insultes en français, le ton courroucé. On s’attend à en débattre encore plus. On prépare le coup d’après. Mais les deux accourent pour nous servir, et ce avec le sourire. Tout est dans l’attitude et le ton semble-t-il.

 

Au pays de la liberté

Dans la queue interminable dédiée aux étrangers, on se sent scanné par les yeux sévères des douaniers. On ne peut s’empêcher de se sentir coupable de quelque chose qu’on aurait peut-être fait, pensé à faire, fait mais de manière légale chez nous, imaginé faire un jour, de quelque chose qui aurait été fait à notre insu, fait par une personne qui nous ressemble beaucoup, fait peut-être mais – je vous jure – ce n’était pas moi, je ne m’en souviens pas, je suis désolée, pardonnez-moi, si seulement j’avais su, je ne l’aurais pas fait ! Alors on vérifie cinq fois si on a coché les bonnes cases du formulaire que non, on n’est pas un terroriste, que non, on n’a aucun lien avec des mouvements extrémistes, que non, on ne transporte pas de stupéfiants, que non, non et non. Mais un tas de non, cela ne fait-il pas trop louche ? Alors on doute, on cogite, on s’agite. Bon Dieu, c’est bientôt à mon tour ! À l’arrivée devant le douanier, on n’est plus que l’ombre de nous même, les yeux cernés de doutes et les cheveux hésitants, aspect qui irrémédiablement mène à la fouille et à un questionnement plus poussé. Welcome to the United States !

 

18 x 150 kg

Devant ma chambre, un grand balcon, commode pour fumer. C’est d’ailleurs pour ça qu’on me l’a attribué. Devant le balcon, du gazon et un banc, commode pour se reposer, surtout quand on fait plus de 150 kilos comme ma voisine et que le banc est la seule distraction que son corps lui permet. De la maison au banc, et du banc à la maison. Plutôt rassurant.

Et puis un jour, plus de voisine, mais des fleurs, un parterre rempli de fleurs, de peluches et de mots. Et surtout, plus de banc. Ou plutôt, que des restes de banc. Suivi d’un rassemblement et de chants gospel. Que s’est-il passé ? Une mauvaise manœuvre d’un pick-up il paraît. Face à cela, même 150 kilos ne font pas le poids.

 

Entrée chaude à la bolognaise

Des pâtes: des tagliatelle al ragù, des farfalle alla carbonara, des spaghetti all'Amatriciana,

Des pâtes ou presque : des tagliolini al tartufo, des penne alla boscaiola, des paccheri alla sorrentina, des gnocchis à diverses sauces,

Encore des pâtes : des spaghetti alle vongole, des pappardelle al cinghiale, des cannelloni ripieni di ricotta e spinaci, des orecchiette al limone,

Des pâtes, au bout d’un an, je n’en peux plus : des fusilli alla vesuviana, des linguine ai frutti di mare, des tonnarelli cacio e pepe,

Donnez-moi autre chose que des pâtes, je vous en supplie!

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